Le gouvernement du Ghana a dévoilé un programme d’investissement de 3,5 milliards de dollars destiné à soutenir la relance de son secteur pétrolier, en réponse à la baisse progressive de la production nationale observée ces dernières années. L’annonce a été faite par le président John Dramani Mahama lors de l’inauguration de la deuxième phase de la raffinerie de Sentuo.
Un plan de 3,5 milliards de dollars structuré autour de la production et de l’exploration
Le plan gouvernemental repose sur plusieurs axes structurants, avec un accent particulier sur l’augmentation de la production des champs pétroliers existants et l’extension des capacités de raffinage.
Dans le détail, 2 milliards de dollars seront consacrés au développement de 20 nouveaux puits sur le champ Jubilee, l’un des principaux sites de production offshore du pays. Parallèlement, 1,5 milliard de dollars seront mobilisés pour des activités d’exploration menées par les partenaires du projet OCTP (Offshore Cape Three Points).
Jubilee, TEN et Sankofa : les piliers de la hausse de production
Les autorités ghanéennes estiment que ces investissements devraient permettre une hausse de la production du champ Jubilee, qui passerait d’environ 60 000 barils par jour à 85 000 barils par jour. Des augmentations sont également attendues sur les champs TEN et Sankofa, deux autres actifs majeurs du bassin offshore du pays.
Une capacité de raffinage appelée à tripler avec Sentuo
En parallèle, le gouvernement mise sur la transformation locale avec l’extension de la raffinerie de Sentuo. Sa capacité de traitement devrait évoluer de 40 000 barils par jour à 100 000 barils par jour, selon les projections officielles. Cette montée en puissance vise à réduire la dépendance du pays aux importations de carburants, tout en renforçant l’approvisionnement du marché intérieur.
Le programme intègre également la poursuite des travaux d’exploration sur le gisement d’Afina ainsi que dans le bassin de Tano Ouest, dans une logique d’élargissement du potentiel pétrolier national.
Des retombées économiques attendues pour les secteurs sociaux
Selon les autorités, les revenus générés par cette stratégie de relance devraient contribuer au financement de plusieurs secteurs prioritaires, notamment les infrastructures, l’éducation et la santé, dans une logique d’optimisation des ressources issues du secteur extractif.
Avec ce plan de 3,5 milliards de dollars, le Ghana engage une nouvelle phase de développement de son industrie pétrolière, combinant augmentation de la production, intensification de l’exploration et renforcement des capacités de raffinage. L’exécution effective de ces investissements constituera un facteur déterminant pour la trajectoire énergétique et budgétaire du pays dans les prochaines années.
