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Le potentiel insuffisamment valorisé du marché africain du haricot vert

Au cours des cinq dernières années, le Kenya a exporté 25 000 tonnes de haricots verts par an, représentant une valeur de 60 millions de dollars. Le haricot vert représente une culture légumière d'exportation majeure au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda, en Zambie, au Zimbabwe et en Afrique du Nord, et gagne en importance dans d'autres pays, notamment au Cameroun, en Éthiopie, au Rwanda et au Soudan. Bon à savoir, les exportations africaines de haricot vert vers l'Europe restent tributaires de la logistique pour permettre aux produits d'arriver dans de bonnes conditions sur les différents marchés.

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haricot vert

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En Afrique, les planteurs se tournent vers la production du haricot vert. Antoine se réveille tôt pour désherber et inspecter le haricot dans son champ avant le lever du soleil. Il marche soigneusement dans son champ pour éviter de faire tomber les fleurs de plants de haricot, car cela pourrait réduire le rendement.  

Je préfère cultiver cette variété de haricot parce qu’elle arrive tôt à maturité. Il me faut moins de trois mois pour le récolter. Je m’assure d’en profiter en cultivant ce haricot chaque année durant les deux saisons, 

dit-il, cité par nos confrères de Bazar infos, service d’actualité  qui fournit des nouvelles concernant les communautés rurales en Afrique. Il cultive son haricot sur une superficie d’une acre (mesure de surface agraire) à Kambugu, un village du district de Kiboga, en Ouganda. Il raconte que ces haricots verts et feuillus aux fleurs blanches sont la variété Narobean 1. C’est une variété à haut rendement, précoce et riche en nutriments tels que le fer et le zinc.

Une organisation non gouvernementale locale l’a présentée aux producteurs et aux productrices ougandais en 2017, et cela fait trois ans que Antoine la cultive. Il récolte plus de 4000 kilogrammes de haricot sur sa parcelle. Et gagne à peu près 1 300 $ US avec la culture du haricot vert. Les producteurs et les productrices de la région vendent désormais cette nouvelle variété de haricot pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le Kg de haricot ne coûte actuellement pas moins de 0,53 $ US. 

Une évaluation assez bonne de la production

La production mondiale de haricots verts serait de  20 millions de tonnes. Au Mali, la production de haricots verts est évaluée à 4 252 tonnes, selon la Direction nationale de l’agriculture. Le district de Bamako et la région de Koulikoro sont les deux principales régions de production du haricot vert. La saison sèche fraiche, d’octobre à février, est la saison de production et d’abondance du haricot vert sur le marché malien. Durant l’année, le prix du haricot vert oscille entre 0,4 et 0,9 USD.

Les haricots verts extra fins cueillis et rangés à la main de Madagascar représentent le summum de la qualité du haricot vert appertisé,

d’après l’Express de Madagascar. Ce constat est de Hellopro, une communauté rassemblant des milliers de sociétés, acheteurs et fournisseurs. Focus sur ce produit qui fait aussi la fierté de la Grande Ile. Le haricot vert extra fin en provenance de Madagascar peut aujourd’hui s’écouler jusqu’à plus de 4,37 USD/kg contre 2,73 USD à 4,26 USD pour celle du Kenya et un prix moyen de 2,73 USD à 3,82 USD sur le marché. Le volume de production est de 6 à 7 tonnes par hectare. On fait remarquer aussi que la Grande Ile a pu développer la filière par l’implication des petits agriculteurs, même s’il est toujours possible de s’investir dans de grandes fermes agricoles. Par ailleurs, le Kenya, le Maroc, l’Égypte et le Sénégal ont significativement augmenté leurs parts de marché ces dernières années et ces pays ont accentué la concurrence agressive autour du haricot vert.

Bon à savoir, les exportations africaines de haricot vert vers l’Europe restent très largement tributaires de la logistique pour permettre aux produits d’arriver dans de bonnes conditions sur les différents marchés. Les problèmes de logistique prennent une ampleur particulière à cause de la fragilité du produit. Presque toutes les origines d’Afrique subsaharienne dépendent exclusivement du transport aérien pour l’acheminement de leurs haricots verts frais. Les fruits et légumes représentent un segment important de l’exportation agricole de l’Afrique de l’Est. Ils génèrent ainsi de nombreuses opportunités pour la réduction de la pauvreté dans les zones rurales. Actuellement, la région exporte principalement vers l’Union européenne qui absorbe près de la moitié des cargaisons. L’Europe importe en moyenne pour environ 187 000 tonnes de fruits et légumes dont les haricots verts.

De bonnes perspectives de développement

Le haricot vert, variété du haricot commun, est une culture de rente cultivée par les grands exploitants, comme par les petits agriculteurs. En Afrique orientale, plus de 90% de la production est destiné aux marchés régional et international. Le haricot vert est également cultivé par les grandes compagnies commerciales en vue de son exportation vers les supermarchés de l’étranger ou de sa vente au secteur de la conserverie. La haute qualité de sa gousse, l’empaquetage, ainsi que les soins post-récolte que requièrent les produits d’exportation ont conduit les petits agriculteurs à s’organiser en groupements tels que l’Association des exportateurs de produits frais du Kenya (Fpeak) ou encore à utiliser les services de compagnies privées ou d’organismes semi-publics (comme l’Autorité de mise en valeur de l’horticulture – HCDA- au Kenya).

Aujourd’hui, le haricot vert est le pilier de l’exportation de légumes au Kenya, secteur prospère et en plein essor. Au cours des cinq dernières années, le Kenya a exporté 25 000 tonnes de haricots verts par an, représentant une valeur de 60 millions de dollars. On estime que plus d’un million de personnes bénéficient du sous-secteur du haricot vert au Kenya.

Menaces à la productivité

Le rendement du haricot vert dans les petites exploitations varie de 2 à 8 tonnes par hectare, alors que les producteurs à grande échelle peuvent produire plus de 14 tonnes par hectare. La production en petite exploitation est en effet grandement limitée par les attaques de ravageurs (tels que la mouche du haricot) et les maladies (comme la rouille).

La nature intensive de cette culture induit un risque élevé d’attaques de parasites et de maladies, rendant l’utilisation des pesticides souvent excessive. Le coût élevé des semences entrave également la production à petite échelle. Les rares variétés développées par les institutions publiques sont souvent très sensibles aux maladies et aux ravageurs.

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